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mardi 15 juin 2010
Bazar littéraire - Céline et l'enfance
Publié par
Alexis Hassler
à
21:30
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Nouvel épisode après plus jours voire semaines d'attente du bazar littéraire. Au programme, le livre Mort à crédit de Céline. Un témoignage sur l'enfance.
jeudi 13 mai 2010
Extrait - Nietzsche et les Français
Publié par
Alexis Hassler
à
07:41
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Lire du Nietzsche demande un effort de réflexion, d'incessants retours mais l'exercice reste agréable grâce à ce talent de styliste de Friedrich. Pour rester dans les philosophes allemands, on obtiendrait, au mieux, un mal de crâne en lisant Kant là où Nietzsche arrive à dessiner un sourire sur notre visage. Le passage que j'ai choisi aujourd'hui nous concerne puisque notre philosophe teuton parle des Français. Un éloge finalement pas si daté si l'on considère notre époque avec un œil intransigeant.
Nietzsche aime la France
jeudi 29 avril 2010
Céline et la campagne
Publié par
Alexis Hassler
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23:44
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Céline fut probablement notre dernier grand styliste français dans notre littérature nationale. Avec une découpe des phrases à la hache, la multiplication des signes de ponctuation comme autant coups de poing, Louis-Ferdinand a imposé sa marque de fabrique. Et cela dès son premier roman, Voyage au bout de la nuit. C'est la gouaille du peuple, l'oralité des faubourgs.
Avant de se caricaturer, car de livre en livre l'ancien docteur Destouches a poussé son style jusqu'à son paroxysme, quitte à devenir parfois lourd et ennuyeux, Céline est l'auteur de quelques saillies remarquables. L'extrait que je tenais à vous faire partager aujourd'hui est cette fameuse description de la campagne que livre le personnage principal du Voyage au bout de la nuit. En quelques mots, Céline nous dit tout son dégoût de la vie, des gens. Formidable porte-voix des "sans grades", Ferdinand reste un monument qu'il serait bête d'ignorer pour des raisons idéologiques.
Rien ne vaut la compagnie des chats et des chiens
"La race, ce que t'appelles comme ça, c'est seulement ce grand ramassis de miteux dans mon genre, chassieux, puceux, transis, qui ont échoué ici poursuivis par la faim, la peste, les tumeurs et le froid, venus vaincus des quatre coins du monde. Ils ne pouvaient pas aller plus loin à cause de la mer. C'est ça, la France, et puis, c'est ça les Français. (...) Arthur, l'amour, c'est l'infini à la portée des caniches, et j'ai ma dignité, moi ! que je lui réponds (...) Moi, d'abord, la campagne, faut que je le dise tout de suite, j'ai jamais pu la sentir, je l'ai toujours trouvée triste, sous ses bourbiers qui n'en finissent pas, ses maisons où les gens n'y sont jamais et ces chemins qui ne vont nulle part. (...) L'attendrissement sur le sort, sur la condition du miteux..."
Voyage au bout de la nuit, Louis-Ferdinand Céline
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