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samedi 27 octobre 2012

BD - Les (vraies !) histoires de l'art, de Sylvain Coissard

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Redirection en htm Il est parfois difficile de rendre attractif les arts picturaux, plastiques. D'une certaine manière, comme pour la littérature, il y a parfois une approche trop corsetée, sacrée, qui rend la discipline froide et impose une distance. Il est bien compliqué, dans ces conditions, de donner aux plus jeunes (et moins jeunes également) le goût de la peinture de Rembrandt ou Van Gogh.



En cherchant quelques ouvrages sur le sujet, des initiations essentiellement, je découvris avec plaisir cette initiative de Sylvain Coissard, aux éditions Palette, Les (vraies !) histoires de l'art. Bien que le livre, qui se présente comme un album jeunesse, soit dirigé vers les enfants, il est finalement pertinent auprès de tous. En effet, le but de Coissard est simple : faire découvrir des classiques de la peinture par le biais de l'humour.

Par sa sélection de tableau (une anthologie qui amène vers la peinture sacrée, Van Gogh, Monet, etc.), sa mise en scène et son principe ludique (comic strip, une chute, pas de dialogue), ce petit ouvrage réussit à marquer les esprits et à entériner dans les mémoires plusieurs chefs-d'oeuvre. En trois cases, la composition classique du comic strip, Coissard raconte une histoire drôle. La dernière case est souvent celle du tableau final. Les deux précédentes racontent les évènements qui conduisent à cet état.

Prenons quelques extraits, la couverture visible ci-dessus explique l'origine du cri de Munch (un homme perdant sa perruque). Ci-dessous, les dessous cachés de la chambre de Van Gogh (un texto des parents affolant Vincent qui range ainsi sa chambre) ou encore l'explication de la présence des canotiers (un happy hour forcément attractif). Simple, drôle et pédagogique. Une bien belle formule pour initier les plus jeunes à l'art pictural.



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jeudi 31 mars 2011

Extrait - Michaux et l'Inde

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Redirection en htm Henri Michaux, belge d’origine, est connu pour sa poésie. Cependant, c’est oublier bien vite ses carnets de voyages comme le succulent Un Barbare en Asie publié en 1933. Un carnet étonnant tant le ton est particulier. Michaux décrit les peuples asiatiques qu’il rencontre. L’Inde, par exemple, est pour lui l’occasion de disserter sur les mœurs de ses habitants. Le ton est acerbe mais jamais directe, il conserve cette distance du dandy, de l’homme qui foule les kilomètres avec le regard malicieux.


Néanmoins, les propos de Michaux n’ont rien d’inutiles ou de superficiels. Bien souvent, avec ses paragraphes lapidaires, son sens de la formule, de la phrase joliment complexe, sa façon à lui de démolir, il touche juste. Lorsqu’il parle du théâtre local, des habitudes culturelles/culinaires de tel ou tel peuple. Bien souvent également, il dit ce que l’on n’ose avouer, nous occidentaux. L’extrait ci-dessous, provenant donc d’Un Barbare en Asie, évoque la langueur des Indiens avec humour et pertinence.



« S’asseyant où ça leur plaît ; fatigués de porter un panier, le déposant à terre et s’y vautrant ; rencontrant un coiffeur dans la rue, ou à un carrefour, « Tiens, si on se faisait raser !... » et se faisant raser, là, sur place, en pleine rue, indifférents au remuement, assis partout sauf où on s’y attend sur les chemins, devant les bancs, et dans leur boutique sur des rayons de marchandise, dans l’herbe, en plein soleil (il se nourrit de soleil) ou à l’ombre (il se nourrit de l’ombre), ou à la séparation de l’ombre et du soleil, tenant une conversation entre les fleurs des parcs, ou juste à côté OU CONTRE un banc (sait-on jamais où un chat peut s’asseoir ?), ainsi en va-t-il de l’Indien. Ah, ces pelouses dévastées de Calcutta ! Pas un Anglais ne regarde ce gazon sans frémir intérieurement. Mais aucune police, aucune artillerie ne les empêcherait de s’asseoir où ça leur convient. ».

mardi 15 juin 2010

Bazar littéraire - Céline et l'enfance

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Nouvel épisode après plus jours voire semaines d'attente du bazar littéraire. Au programme, le livre Mort à crédit de Céline. Un témoignage sur l'enfance.