mercredi 31 octobre 2012

Frantz Fanon et la repentance

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Redirection en htm Frantz Omar Fanon est connu comme étant une grande figure littérature de la décolonisation. Venant de la médecine, il puisera dans la rigueur de sa discipline pour comprendre les mécanismes de la colonisation et les impacts d'une telle situation sur l'esprit du colonisé.



C'est surtout avec Les Damnés de la Terre que Fanon acquiert une popularité forte. La préface de Jean-Paul Sartre n'est pas étrangère à cela.Fanon voulait une émancipation du Tiers-Monde, cherchait à combattre le colonialisme. Seulement, sa critique n'était pas celle d'un quelconque tribalisme. En aucun cas, Fanon ne cherche à faire culpabiliser le Blanc, ne veut démontrer une filiation quasi génétique des méfaits d'une génération à l'autre. La conclusion du livre Peau noire, masques blancs est sur ce point remarquable.

Alors que certains groupes communautaires cherchent aujourd'hui à nous faire croire que le vice est héréditaire, que la globalisation des pratiques d'une certaine classe sociale (haute forcément, une élite bourgeoise comme les familles nantaises ou bordelaises pour la traite négrière...ce qui montre que tous les Français n'ont pas participé à ce commerce humain, comme le paysan de la Creuse par exemple) à l'ensemble d'une population est légitime, Fanon tient un propos radicalement opposé. Sa critique du colonialisme ne se double pas d'un appel constant à la repentance pour les petits-enfants, voire plus, des vilains. Fanon se présente comme un "nègre" mais pas comme un esclave. Il ne se définit pas par rapport au passé d'ancêtres, comme s'il était complètement dépendant de cela. Fanon est un "homme", un homme débarrassé de tout tribalisme qui ne veut pas à étendre les accusations au-delà du raisonnable. Le passé est le passé, les coupables sont les coupables. Derrière cette tautologie, on retrouve surtout une considération stricte de l'Histoire, autrement dit un pas vers l'avenir et la paix sociale.En aucun cas, un entretien de la tension communautaire.


"Je ne suis pas prisonnier de l’Histoire. Je ne dois pas y chercher le sens de ma destinée.
Je dois me rappeler que le véritable saut consiste à introduire l’invention dans l’existence. Dans le monde où je m’achemine, je me crée interminablement. Je suis solidaire de l’Être dans la mesure où je le dépasse. Vais-je demander à l’homme blanc d’aujourd’hui d’être responsable des négriers du XVIIe siècle? Vais-je essayer par tous les moyens de faire naître la culpabilité dans les âmes ? La douleur morale devant la densité du passé ? Je suis nègre et des tonnes de chaînes, des orages de coups, des fleuves de crachats ruissellent sur mes épaules. Mais je n’ai pas le droit de me laisser ancrer. Je n’ai pas le droit de me laisser engluer par les déterminations du passé. Je ne suis pas esclave de l’Esclavage qui déshumanisa mes pères."

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