mardi 24 mai 2011

Extrait - Bob Kennedy et la croissance

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Je sais, l’extrait d’aujourd’hui n’est pas issu d’un livre, comme d’habitude, mais d’un discours. Un discours politique. Citation relevée dans le très bon livre de Jean-Claude Michéa, L’Empire du moindre mal, cette dernière servait à illustrer la critique du principe de la croissance du point de vue de l’économiste. L’auteur de cette charge est Bob Kennedy, le discours fut prononcé le 18 mars 1968. Clair, méthodique, radical mais juste.



« Notre PIB prend en compte, dans ses calculs, la pollution de l’air, la publicité pour le tabac et les courses des ambulances qui ramassent les blessés sur nos routes. Il comptabilise les systèmes de sécurité que nous installons pour protéger nos habitations et le coût des prisons où nous enfermons ceux qui réussissent à les forcer. Il intègre la destruction de nos forêts de séquoias ainsi que leur remplacement par un urbanisme tentaculaire et chaotique. Il comprend la production du napalm, des armes nucléaires et des voitures blindées de la police destinées à réprimer des émeutes dans nos villes. Il comptabilise la fabrication du fusil Whitman et du couteau Speck, ainsi que les programmes de télévision qui glorifient la violence dans le but de vendre les jouets correspondants à nos enfants. En revanche, le PIB ne tient pas compte de la santé de nos enfants, de la qualité de leur instruction, ni de la gaieté de leurs jeux. Il ne mesure pas la beauté de notre poésie ou la solidité de nos mariages. Il ne songe pas à évaluer la qualité de nos débats politiques ou l’intégrité de nos représentants. Il ne prend pas en considération notre courage, notre sagesse ou notre culture. Il ne dit rien de notre sens de la compassion ou du dévouement envers notre pays. En un mot, le PIB mesure tout sauf ce qui fait que la vie vaut la peine d’être vécue ».

1 commentaires:

Anonyme a dit…

Il est navrant de constater que les méthodes classiques d'intimidation et de soudoiement utilisés chez les puissants arrivent si efficacement à annihiler la révolte , pourtant nécessaire et évidente . Il leurs est finalement facile d'éliminer les quelques nobles et courageux qui restent . R.

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