mardi 1 mars 2011

Extrait -Drieu La Rochelle et les femmes

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Après plusieurs semaines, mois, d'absence le bréviaire des vaincus revient. Pas simple de concilier une vie professionnelle, familiale et des loisirs prenants. Après pas mal de vidéos, de nouvelles arriveront plus tard, on retourne à la source même du site : l'écrit. Et pour ce retour, je souhaitais mettre en avant Drieu La Rochelle. Écrivain français fasciste, méprisé par nos contemporains, ignoré par la plupart d'entre nous. Pourtant, en lisant du Drieu, on se rend compte que l'écrivain n'est pas un idéologue, si on excepte son dernier livre qui est plus du pessimisme qu'un tract soigneusement rédigé, pas un idéologue non mais bien un écrivain parlant d'amour, des relations hommes/femmes, des difficultés qui découlent de ces unions. Bref, on est loin du vilain monstre que l'on cherche à nous dépeindre. Mais, que voulez-vous, l'époque est bien souvent plus à la condamnation d'engagements personnels qu'à la stricte considération d'une œuvre.

L'extrait que je vous propose aujourd'hui provient du roman L'Homme couvert de femmes. Pas forcément l'ouvrage le plus connu, il n'en demeure pas moins représentatifs des considérations de l'homme vis-à-vis des femmes.

Drieu au travail

"Mais non, l’amour c’est justement l’impression de la totale différence. Tout d’un coup on échappe à la loi des nombres. On rencontre une femme, et quelques jours après, on s’aperçoit qu’elle est non pas préférable, mais irremplaçable. Et il ne s’agit plus ni du charme lent de l’habitude, ni des fantasmagories de la désuétude. Au fond d’une âme, je perçois la palpitation essentielle et, du coup, je touche à une source inépuisable de suggestions. Ce que je semble avoir sacrifié, je le retrouve au centuple. Dans ce petit miroir étroit, je puis évoquer en profondeur plus de diversité passionnelle que don Juan dans tout le cours de ses longs et maladroits travaux. Je possède le secret d’une contraction ineffable qui l’emporte sur l’accumulation grossière et jamais finie. "

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